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Une femme debout



Hier j'ai croisé une femme qui tenait debout, malgré les années qui n'ont cessé de la faire vaciller. Une femme qui portait ses morts et ses maladies, tant de blessures invisibles faisant pourtant d'elle ce qu'elle est aujourd'hui.

Hier j'ai croisé une femme, qui tenait encore debout. Une femme tombée mille fois, épuisée, terrassée, traumatisée par la perte, l'absence et la douleur, et qui mille fois a dû se relever. J'ai contemplé sa force, j'ai deviné la puissance, j'ai tenté d'imaginer le courage dont elle a dû faire preuve pour faire face à ses épreuves.

Hier j'ai croisé une femme, qui m'a ouvert son cœur. Une femme qui s'est mise à nue, sans masque ni faux semblants, car il y a bien lgtps qu'elle ne les porte plus. Hier j'ai contemplé une femme amochée par la Vie et les coups qu'elle n'a cessé de lui donner, et dont je n'ai pu m'empêcher de savourer la beauté.

Hier j'ai regardé une femme se déshabiller devant moi, une tranche de vie après l'autre qu'elle partageait à cette inconnue qui l'écoutait, nue dans son maillot de bain. Et alors je me suis dit que la mort et la maladie ne pouvaient être des punitions, parce que grâce à elles se tenait devant moi une Merveille.

Hier, je me suis fait la réflexion que ces batailles douloureuses auxquelles nous devons faire face sont autant d'occasions de grandir, de plonger encore un peu en nous-même, à la recherche du meilleur. Ce sont des enseignants présents pour nous rappeler à notre vulnérabilité, à notre authenticité, à qui nous sommes, profondément.

Hier j'ai rencontré une femme si belle dont le pire m'a permis d'être témoin du meilleur. J'ai été, une fois de plus, impressionnée par le pouvoir du cœur, résiliant, continuant à battre au rythme lent de nos pas sur le sentier de la Vie, cette merveilleuse école. Un pas après l'autre, nous redoublons d'efforts face aux obstacles et aux impasses, et quand nous jetons un oeil dans le rétroviseur, nous ne pouvons qu'être témoin de ces ressources incroyables dont nous avons été capables de trouver pour nous relever.

Hier j'ai vu une femme qui a survécu aux maux les plus terribles et qui se tenait devant moi, debout sur ces deux jambes. Et si je ne veux pas banaliser la maladie et la mort et la douleur immense qu'elles entrainent, je ne peux m'empêcher de penser que ces maux ne sont que les mots employés par notre âme pour communiquer avec nous et nous aider à retrouver notre chemin ( #laguerisseuse, merci MoonSisters ).

Hier, j'ai été touchée par ce que l'humanité a de plus beau : cette capacité qui permet de se relever des pires épreuves, et d'apprécier encore, un rayon de soleil sur sa peau.


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